J’ai fait des rèves pour 2012
Et j’avais envie, en guise de voeux, de vous en confier un.
J’ai eu la chance de pouvoir le retranscrire dans mon langage, je ne vous en livre pas le sens, je vous l’offre.









Puissiez vous remplir vos vies de rêves accomplis et à accomplir
Qu’est ce qu’une oeuvre d’art? Qu’est ce qu’un/e artiste?
L’artiste entend et offre ce que l’œuvre vient délivrer. Si il a l’ouïe fine, si il a de la chance, si il est parfaitement sincère ce message raisonne au plus profond de ceux ou celles qui le reçoivent.
Sur ce chemin escarpé et hasardeux de la création il est des rencontres qui permettent de s’en souvenir.
En mars dernier, pleine d’incertitudes, lorsque les mères ne me promettaient plus rien, je m’en suis remise à mes mains pour jouer la partition de l’enfance et ai fait naître des femmes pour m’abandonner entre les leurs. Doutant, comme souvent, j’hésitais à les immortaliser, leur donner le poids de l’art et troquer leur nature de poupées, actives et vivantes contre celle d’icône.
Vous m’y avez encouragée. Les abandonnant en Thaïlande à la fin de l’hiver en cire, je les ai brutalement retrouvées en bronze, récalcitrantes et boudeuses, au début de l’été. Nous laissant le temps de m’apaiser, de nous apprivoiser, je les ai posées dans un coin de mon atelier. Quand je fus prête à accepter ce qu’elles me disaient, je les ai préparées à leur statut.
C’est à ce moment là qu’elles se sont rencontrées, Anne-Marie et les femmes du puzzle, sans fard. La Chamane et l’Expression unique et multiple féminine de l’Homme, elles se sont reconnues appelées. Depuis aux battements des tambours, sous le regard vigilant d’Anne-Marie, le puzzle, et ceux qui jouent avec, renouent avec leur fonction sacrée.

L’artiste entend et puis oublie, si il/elle doute c’est que la voix est ténue, fragile. La voix ne dit pas si elle s’adresse à un ou à tous. Son expression est souvent miracle et la rencontre, avec ceux à qui elle s’adresse, magique.
Merci à vous qui entendez, merci à Anne Marie qui permet et à Audrey qui témoigne en photo.
Pour en savoir plus sur le travail d’Anne-Marie www.alohee.com
Dégustation de confitures et de bronzes le 9 octobre 2011
L’année a été productive, l’été nous en a livré les fruits, Ceux du palais et ceux de l’esprit. Des premiers, j’ai fait des confitures, les seconds, les sculptures en bronze, se sont posées dans le jardin et la maison. Je voulais que nous goûtions les unes et partagions les autres, ensemble.



Aussi, êtes-vous cordialement attendus, Dimanche 9 octobre 2011 de 14 à 18 heures pour une dégustation des papilles et des yeux, 7 avenue Gide 1224 Chêne Bougeries, Suisse.
Confirmez-moi vite votre présence sur cet email nathalie@rodach.fr.
J’ai hâte de vous voir,
Les Confitures
Cassis,
Fraises,
Figues,
Framboises,
Groseilles,
Les Bronzes
Le Danseur,
Foule 3,
L’oiseau,
Les Puzzles,
Le Totem,
L’oiseau vient d’arriver, et voulait vous voir.
Il est né très vite, dans un souffle, entre une fin et un début. Il s’est immédiatement envolé emportant avec lui les promesses blessées des mères.

Ces mères qui n’ont pas voulu se laisser idolâtrer, préférant vivre de, et dans, nos souvenirs. Refusant d’être posées en relique puis oubliées par des enfants distraits. De leur passage, elles n’ont laissé pudiquement que quelques brindilles.
Par pure ironie, l’oiseau, majestueux, vilain petit canard déguisé en cygne, vole. Tournant autours des cendres de ces mères, appelant la sienne, à le regarder, il a pris leur esprit sous son aile, un nid fait de brindilles de cornu et d’hêtre.

Aujourd’hui l’accueillant en mon sein, moi l’ogresse recherchant sans fin ma condition de fille, perdue depuis longtemps, je le libère pour qu’il s’envole jusqu’à vous.
(pour retrouver les mères et leurs cendres cliquez ici et ici)
la foule 2 a trouvé son foyer, dans de la poésie.
C’est un lieu magique qui allie le sens, les sens et l’essence du beau. Réunies du 4 au 10 juillet une trentaine d’oeuvres se donnaient à voir dans le Calvados, au jardin du Hauvel, pour servir la cause de jardins nourrissants pour le Niger.
C’est là que la deuxième foule s’arrête, se pose et s’épanouie. Dans les marguerites. Pour ceux qui sont passés à coté, les revoilà .

Ce n’est pas de nous que je veux parler ici. Je ne veux plus parler d’ailleurs. Seulement avec vous, qui n’avez pas pu être parmi les visiteurs du jardin du Hauvel, me promener avec vous à travers cette poésie.
Poésie,
En force et en tendresse elle se décline en un cercle d’ardoise velouté de Loredana Rancatore


Se niche et se love dans l’oeuvre de Michele Iodice


Le Hauvel est un jardin plein de surprises, L’arbre chaise d’Alexandre Mussard,lance ses fers à béton vers le ciel. Ceux d’Eva Jospin en forêts de carton cachent des lutins imaginaires

N’est ce pas d’elfes et d’esprits dont il est question chez Gérard Garouste ou Eric Michel ?

David Marin, rend à la nature ce qui lui a été soustrait, en constructions fragiles et fières qu’il appelle pudiquement second life.

C’est une seconde Peau qu’Aurelie Mathigot crochète à ses bois, elle les cire et les abandonne au soleil.

Ceux qui coupent le bois nous trompent, Stephane Vigny installe des buches en béton, Pierre-Marie Lejeune invente ce que l’oeil reconstitue et Michael Phellan adosse ses bambous éternels au manoir

L’homme ayant peur qu’on l’oublie, s’invite facétieusement dans ces rencontres artistiques, camouflé par Marie Denis, il se découvre elliptique par Axel Cassel, il se réinvente en bois pour Daniel Clarke. Lili Fantozzi, elle, joue dans les arbres.


Mais sa vraie nature se révèle toujours entre les lignes des arbres nous dit Quentin Garel

Et quand le tours du jardin est terminé, que le soir tombe sur le hauvel, la night blue se reflète sur l’oeuvre de Paul Raguenes.

et nous dit de revenir l’an prochain
Merci de m’avoir accompagnée.
Que faites vous du 4 au 10 juillet prochain ?
Certains d’entre vous m’ont crus en Thaïlande pour ainsi vous renvoyer mes petits mots, alors que je suis ici à Genève et que c’est de notre occident que je veux vous parler d’aventure.
C’en est une qui est La nouvelle: la foule 2 va s’exposer aux rencontres artistiques du Jardin du Hauvel dans le Calvados, à coté de Deauville, du 4 au 10 juillet 2011.
Le thème de l’exposition est “le bois à l’oeuvre”, et contre toute attente ce ne sont pas les arbres généalogiques qui ont été sélectionnées mais la foule, preuve qu’elle porte en elle ceux qui l’a précédée.
De magnifiques artistes vont montrer leur travail, David Nash y est l’invité d’honneur, il y aura 21 autres artistes exposés dont Gérard Garouste, Loredana Rancatore, Kohei Matsushita et moi.


Tout cela grâce a Eric qui a proposé mon travail et à qui je fais des gros bisous.
Pour l’occasion la foule s’est équipée de nouveaux socles, pour pouvoir se montrer dans sa nature, libérée.
Je vous enverrai des photos dès que l’installation sera en place.
Si vous souhaitez aller aux rencontres artistiques Jardin du Hauvel, il faut contacter Ludovic Dumielle de l’agence Tilt +33 (0)1 71 32 27 31 / +33 (0)6 73 04 56 59 assistant@agence-tilt.fr.

Voilà c’était ma nouvelle
Les femmes étaient en souffrance mais Lukate était à l’hôpital
Peu de mots depuis mars, beaucoup de silence intérieur et des tempêtes aussi.
Je travaillais à mes féminité mettant sur le papier des secrets qui ne m’étaient pas accessibles, attendant que mes femmes me rejoignent. Mais elles étaient en souffrance, comme Lukate à l’hôpital depuis avril hors d’elle et du monde, comme Ali perdu, seul en pays plus étrange maintenant qu’elle n’est plus là pour lui servir de langue.
Tout s’est mis au ralenti comme dans du coton, un rêve dont on ne sait si il est bon ou mauvais, la suspension du temps.
Des pas tout petits, pour décider d’un socle, pour envoyer un dossier, rencontrer une personne par ci et par la.
Le bateau est finalement parti de Bangkok le 27 mai avec à son bord des puzzles, un oiseau, un danseur, des socles, deux foules, un inventaire à la Prévert.
Vous me manquiez j’avais au bord du coeur tant de choses à vous dire et je sais que c’était réciproque.
Alors pour ne plus perdre le fil de nos vies voici quelques images de la mienne ici. Elle est faite d’autres matières que le bois et le bronze. elle reste organique et viscérale. Elle s’étale aux doigts sur le papier, se brule sur les journaux et se brode sur des canevas en fil de fer.
Aujourd’hui je ne vous donne à voir quelques encres et secrets

Je garde encore pour moi la cuisine, dont je vous ai déjà suggéré la présence, qui depuis près d’un an grâce à mes deux complices, va se décliner en un livre sur le partage et l’amour. Il n’est pas encore temps d’en parler, elle pourrait vous sembler aujourd’hui bien anodine.
J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, je la garde pour encore un tout petit peu.
A bientôt
Ca y est je suis rentrée à Genève, le voyage s’est bien passé , merci. Le temps de dormir, de voir un film italien formidable, “La prima cosa bella” et ainsi d’évacuer beaucoup d’émotion contenue, j’étais arrivée.
les mères de bois et de peut être m’ont accueillie comme l’enfant prodigue. Nous avons fait silence sur celles que j’ai laissées là bas. J’ai retrouvé les femmes bien empaquetées, et je vous écris pour vous dire au revoir.

Vous avez été des compagnons de route formidables. Mais ce voyage s’achève maintenant. Nous allons, nous souvenir des moments passés ensemble et il restera plus que des belles images.
D’ici 3 mois, je recevrais l’oiseau, la 3ème foule, les femmes, et les féminité en bois

Et dès la semaine prochaine, le Totem, la 2ème foule et le danseur.

Je pourrais vraiment partager avec vous mon travail.
Et quand l’envie m’en prendra, que la nécessité se fera impérieuse, qu’il faudra en découdre pour finir le grand cosmos ou le nouvel arbre, que de nouvelles foules seront prêtes et de nouvelles femmes aussi, alors je vous re-solliciterais. Les difficultés nous les aurons oubliées, ne gardant en mémoire que les oeuvres partagées. Pour ce nouveau voyage, nous revivrons tout intensément, en se demandant pourquoi on a été se mettre dans cette galère.
Mais de se savoir ensemble nous aidera à passer le cap.
C’était un petit morceau de vie.
Merci de m’avoir suivie
Jour 10 – Qu’est-ce que la fin ?
Je vous le disais hier aujourd’hui est un jour important, vous vous êtes réveillés et vous n’aviez pas pas bien dormi, vos rêves étaient agités, vous étiez inquiets mais confiants, fébrile mais certains. Ce matin était un autre matin avec un petit quelque chose de spécial. Cette journée vous est dédiée vous qui m’avez suivi dans ce périple, soutenu, écrit, rendu l’amour que j’ai pour vous. Merci d’avoir été mes compagnons.
Non, je ne vous quitte pas encore, je le ferais tranquillement demain en rentrant à Genève, pour vous dire que je suis bien arrivée. Allons!profitons des heures qui nous restent.
la journée a été terriblement studieuse, la preuve cette photo prise par Lukate.

Le socle des foules qui est comme le refrain de mes différents séjours. J’ai décidé de remettre la décision à plus tard. Ali sera en France tout le mois de mars, j’en profite pour me laisser du temps. Il y a ce que j’ai déjà fait pour la foule 1 et la foule 2, je vous les remontre :

Et les possibilités pour la foule 3

Voilà pourquoi je vous parlais de fin, qu’est ce que terminer. Est ce achever une oeuvre, comment décider quand elle est aboutie ? Ne remet-on pas tout en jeu avec son support ? L’habille-t-il ou la supplante-t-il, qu’est-elle sans lui ?
D’ailleurs, courant après mes mains comme une folle, pour que les femmes soient prêtes à se parer de bronze. Travaillant sur la jambe de l’une, le bras de l’autre, revenant sur une tête, me souvenant que je ne voulais plus de cheveux, ni de visage trop marqué, finissant celle là, jetant une autre dans l’eau pour qu’elle refroidisse, reprenant celle qui semblait finie, je me battais avec moi même. J’essayais de résumer le temps à de la volonté. Je tentais de lâcher prise, de laisser faire le hasard que ce n’était pas moi qui décidait de ce qui était achevé ou non.
J’espérait que le bronze en coulant viendrait effacer les défauts de celles qui ne me contentaient pas.
Dans un sursaut de lucidité, j’ai avoué ma faiblesse et ai remballé, 3 des 11 femmes, oui elles sont déjà 11, pour ramener à Genève,la femme qui avance, la femme qui danse et celle qui pense.

Les autres restent.

Restent aussi le nouvel arbre et le grand cosmos, attendant que le sort décide si ils se pérennisent ou pas. Le sort ce n’est pas un nom que je me donne, s’il est vrai que je déciderais si je les fais couler en bronze, c’est ce qui les attend si d’aventure leurs branches rencontrent le feu de bronze. Ce séjour m’a appris la notion d’aléa.

J’ai oublié de vous dire qu’hier,en rentrant à l’hôtel, un éléphant avait croisé notre route et comme les lézards ici c’était signe de chance, comme la journée était terminée que la chance ce serait pour aujourd’hui.
Moi ce que j’appelais chance, c’est de ne pas repartir complètement sans les mères. Il fallait d’abord faire l’oiseau et ca a été vite, toutes les pièces se sont emboitées comme dans un puzzle, la discussion sur le système D’accroche a fatalement donné lieu à des tas de questions, suspension ou pied ? Si suspension pourrait-on y mettre une possibilité de pied ? enfin je ne vais pas vous refaire mon couplet sur la complétude.

Mais regardez donc ce qu’il a sous son aile cet oiseau, ne serait ce pas de la chance ?

Un nid fait de Hêtre et de Cornus, brindilles réchappées venant poser la touche finale.
Nous avions fêté dignement la petite Star qui je viens de l’apprendre se dit Ploy en thaïlandais. Pour cela choisi le plus beau des gâteaux, ce qui n’est pas aisé il y en a tant de beaux.


Et je crois qu’elle était contente

Et moi aussi, soulagée, serine et triste aussi de vous quitter bientôt. De tous les laisser Ali, Lukate, Nanou mais aussi Soy, Ti, Bin et la jolie Ploy.





