Le cri de Dieu
Voyez il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour vous redonner de mes nouvelles.
Dans mes voyages intérieurs je n’ose vous convier alors que vous m’êtes si précieux.
J’avance pourtant.

Voici le texte qui les accompagne.
Le cri de Dieu
J’ai construit des arbres portant en fruits la sagesse et l’ignorance de ceux qu’ils désignent. Leur passé, leur présent, leur futur et tous les possibles qui les accompagnent. Eux c’est nous, c’est lui, c’est moi, c’est toi. Nous tous. La vie qui nous traverse, celle que l’on décide et les maillages qui nous retiennent.
J’ai brodé les interrogations de la femme et de l’homme, du passage des saisons, j’en ai ramassé les feuilles assemblées en livres, cousues, reprisées.
Sur ces chemins de vie, portant mon regard sur les moments qui les jalonnent et les font, je me suis attardée sur un souffle ; La prière qui partout nous conduit, craintifs.
La prière se mue en cri, vers nos mères qui nous abandonnent en nous donnant naissance. Nous les confondons avec Dieu. Nous nous sommes perdus. Dans toutes les langues, dans toutes les foi.
A regarder au delà des cieux ce qui repose en nous. Nous nous sommes perdus.
A décortiquer ce qui nous compose, nous nous sommes perdus.
Mais si nous reconstituons patiemment le doute et la fragilité qui nous définissent, remettons l’amour entre nos mains et renouant avec le divin qui est en nous, nous entendons notre cri. Le cri de l’Homme.
Ce sont ces cris que j’ai gravés, brulés, peints, assemblés, pour les laisser s’envoler.


Ces deux oeuvres (Radio encre et gaze 13 (extension) sur radio et cri 1 pâte à modeler sur journal) seront visibles du 23 au 27 avril en Suisse au Manoir de Cologny, pour soutenir le très beau projet de centre d’art de l’école Internationale de Genève.
Je voulais que vous soyez es premiers informés.
Si vous souhaitez venir au vernissage il faut vous inscrire ici http://www.ecolint.ch/fr/node/808
30 oeuvres ont été sélectionnées par Guy Bärtschi, Atalanti Moquette et Michèle Freiburghaus. Parmi ces oeuvres il y a aussi celle d’une grande artiste en devenir Emma Berrebi, 16 ans, dont je suis la première fan. La moitié du produit de la vente financera le centre d’art.

Nouritures de l’âme et nourritures terrestre
Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas adressé la parole, et pourtant je ne parle qu’à vous.
On pourrait croire que je me dissocie, me disloque et m’éparpille et pourtant comme nous tous je ne suis qu’une. Je partage.
Je dis l’âme humaine dans mon atelier et la nourris dans ma cuisine.
Ne pouvant tous vous y recevoir j’ai conçu avec la complicité de Franck et de Djamel, un livre de partage, sur le bon goût d’être ensemble autour de jolis plats.
Voici la couverture provisoire, mais son titre est déjà tout un programme.

Au menu du plaisir, de l’insouciance, de la créativité et du lâcher prise, le tout rangé par saison.

Pour chaque recette, une histoire, une ou plusieurs variantes et /ou des transformations du lendemain, en tout plus de 160 recettes en 144 pages, il est édité par les éditions Alternative (Gallimard).
A vous mes compagnons, j’offre en primeur ce travail (de presque 2 ans) il sort de chez le graphiste et je dois encore le corriger. Il sera disponible vers fin mai.
Je reviens vite vous raconter mes autres créations qui requièrent elles, du recueillement et de la solitude.
J’ai fait des rèves pour 2012
Et j’avais envie, en guise de voeux, de vous en confier un.
J’ai eu la chance de pouvoir le retranscrire dans mon langage, je ne vous en livre pas le sens, je vous l’offre.









Puissiez vous remplir vos vies de rêves accomplis et à accomplir
Qu’est ce qu’une oeuvre d’art? Qu’est ce qu’un/e artiste?
L’artiste entend et offre ce que l’œuvre vient délivrer. Si il a l’ouïe fine, si il a de la chance, si il est parfaitement sincère ce message raisonne au plus profond de ceux ou celles qui le reçoivent.
Sur ce chemin escarpé et hasardeux de la création il est des rencontres qui permettent de s’en souvenir.
En mars dernier, pleine d’incertitudes, lorsque les mères ne me promettaient plus rien, je m’en suis remise à mes mains pour jouer la partition de l’enfance et ai fait naître des femmes pour m’abandonner entre les leurs. Doutant, comme souvent, j’hésitais à les immortaliser, leur donner le poids de l’art et troquer leur nature de poupées, actives et vivantes contre celle d’icône.
Vous m’y avez encouragée. Les abandonnant en Thaïlande à la fin de l’hiver en cire, je les ai brutalement retrouvées en bronze, récalcitrantes et boudeuses, au début de l’été. Nous laissant le temps de m’apaiser, de nous apprivoiser, je les ai posées dans un coin de mon atelier. Quand je fus prête à accepter ce qu’elles me disaient, je les ai préparées à leur statut.
C’est à ce moment là qu’elles se sont rencontrées, Anne-Marie et les femmes du puzzle, sans fard. La Chamane et l’Expression unique et multiple féminine de l’Homme, elles se sont reconnues appelées. Depuis aux battements des tambours, sous le regard vigilant d’Anne-Marie, le puzzle, et ceux qui jouent avec, renouent avec leur fonction sacrée.

L’artiste entend et puis oublie, si il/elle doute c’est que la voix est ténue, fragile. La voix ne dit pas si elle s’adresse à un ou à tous. Son expression est souvent miracle et la rencontre, avec ceux à qui elle s’adresse, magique.
Merci à vous qui entendez, merci à Anne Marie qui permet et à Audrey qui témoigne en photo.
Pour en savoir plus sur le travail d’Anne-Marie www.alohee.com
Dégustation de confitures et de bronzes le 9 octobre 2011
L’année a été productive, l’été nous en a livré les fruits, Ceux du palais et ceux de l’esprit. Des premiers, j’ai fait des confitures, les seconds, les sculptures en bronze, se sont posées dans le jardin et la maison. Je voulais que nous goûtions les unes et partagions les autres, ensemble.



Aussi, êtes-vous cordialement attendus, Dimanche 9 octobre 2011 de 14 à 18 heures pour une dégustation des papilles et des yeux, 7 avenue Gide 1224 Chêne Bougeries, Suisse.
Confirmez-moi vite votre présence sur cet email nathalie@rodach.fr.
J’ai hâte de vous voir,
Les Confitures
Cassis,
Fraises,
Figues,
Framboises,
Groseilles,
Les Bronzes
Le Danseur,
Foule 3,
L’oiseau,
Les Puzzles,
Le Totem,
L’oiseau vient d’arriver, et voulait vous voir.
Il est né très vite, dans un souffle, entre une fin et un début. Il s’est immédiatement envolé emportant avec lui les promesses blessées des mères.

Ces mères qui n’ont pas voulu se laisser idolâtrer, préférant vivre de, et dans, nos souvenirs. Refusant d’être posées en relique puis oubliées par des enfants distraits. De leur passage, elles n’ont laissé pudiquement que quelques brindilles.
Par pure ironie, l’oiseau, majestueux, vilain petit canard déguisé en cygne, vole. Tournant autours des cendres de ces mères, appelant la sienne, à le regarder, il a pris leur esprit sous son aile, un nid fait de brindilles de cornu et d’hêtre.

Aujourd’hui l’accueillant en mon sein, moi l’ogresse recherchant sans fin ma condition de fille, perdue depuis longtemps, je le libère pour qu’il s’envole jusqu’à vous.
(pour retrouver les mères et leurs cendres cliquez ici et ici)
la foule 2 a trouvé son foyer, dans de la poésie.
C’est un lieu magique qui allie le sens, les sens et l’essence du beau. Réunies du 4 au 10 juillet une trentaine d’oeuvres se donnaient à voir dans le Calvados, au jardin du Hauvel, pour servir la cause de jardins nourrissants pour le Niger.
C’est là que la deuxième foule s’arrête, se pose et s’épanouie. Dans les marguerites. Pour ceux qui sont passés à coté, les revoilà .

Ce n’est pas de nous que je veux parler ici. Je ne veux plus parler d’ailleurs. Seulement avec vous, qui n’avez pas pu être parmi les visiteurs du jardin du Hauvel, me promener avec vous à travers cette poésie.
Poésie,
En force et en tendresse elle se décline en un cercle d’ardoise velouté de Loredana Rancatore


Se niche et se love dans l’oeuvre de Michele Iodice


Le Hauvel est un jardin plein de surprises, L’arbre chaise d’Alexandre Mussard,lance ses fers à béton vers le ciel. Ceux d’Eva Jospin en forêts de carton cachent des lutins imaginaires

N’est ce pas d’elfes et d’esprits dont il est question chez Gérard Garouste ou Eric Michel ?

David Marin, rend à la nature ce qui lui a été soustrait, en constructions fragiles et fières qu’il appelle pudiquement second life.

C’est une seconde Peau qu’Aurelie Mathigot crochète à ses bois, elle les cire et les abandonne au soleil.

Ceux qui coupent le bois nous trompent, Stephane Vigny installe des buches en béton, Pierre-Marie Lejeune invente ce que l’oeil reconstitue et Michael Phellan adosse ses bambous éternels au manoir

L’homme ayant peur qu’on l’oublie, s’invite facétieusement dans ces rencontres artistiques, camouflé par Marie Denis, il se découvre elliptique par Axel Cassel, il se réinvente en bois pour Daniel Clarke. Lili Fantozzi, elle, joue dans les arbres.


Mais sa vraie nature se révèle toujours entre les lignes des arbres nous dit Quentin Garel

Et quand le tours du jardin est terminé, que le soir tombe sur le hauvel, la night blue se reflète sur l’oeuvre de Paul Raguenes.

et nous dit de revenir l’an prochain
Merci de m’avoir accompagnée.
Que faites vous du 4 au 10 juillet prochain ?
Certains d’entre vous m’ont crus en Thaïlande pour ainsi vous renvoyer mes petits mots, alors que je suis ici à Genève et que c’est de notre occident que je veux vous parler d’aventure.
C’en est une qui est La nouvelle: la foule 2 va s’exposer aux rencontres artistiques du Jardin du Hauvel dans le Calvados, à coté de Deauville, du 4 au 10 juillet 2011.
Le thème de l’exposition est « le bois à l’oeuvre », et contre toute attente ce ne sont pas les arbres généalogiques qui ont été sélectionnées mais la foule, preuve qu’elle porte en elle ceux qui l’a précédée.
De magnifiques artistes vont montrer leur travail, David Nash y est l’invité d’honneur, il y aura 21 autres artistes exposés dont Gérard Garouste, Loredana Rancatore, Kohei Matsushita et moi.


Tout cela grâce a Eric qui a proposé mon travail et à qui je fais des gros bisous.
Pour l’occasion la foule s’est équipée de nouveaux socles, pour pouvoir se montrer dans sa nature, libérée.
Je vous enverrai des photos dès que l’installation sera en place.
Si vous souhaitez aller aux rencontres artistiques Jardin du Hauvel, il faut contacter Ludovic Dumielle de l’agence Tilt +33 (0)1 71 32 27 31 / +33 (0)6 73 04 56 59 assistant@agence-tilt.fr.

Voilà c’était ma nouvelle
Les femmes étaient en souffrance mais Lukate était à l’hôpital
Peu de mots depuis mars, beaucoup de silence intérieur et des tempêtes aussi.
Je travaillais à mes féminité mettant sur le papier des secrets qui ne m’étaient pas accessibles, attendant que mes femmes me rejoignent. Mais elles étaient en souffrance, comme Lukate à l’hôpital depuis avril hors d’elle et du monde, comme Ali perdu, seul en pays plus étrange maintenant qu’elle n’est plus là pour lui servir de langue.
Tout s’est mis au ralenti comme dans du coton, un rêve dont on ne sait si il est bon ou mauvais, la suspension du temps.
Des pas tout petits, pour décider d’un socle, pour envoyer un dossier, rencontrer une personne par ci et par la.
Le bateau est finalement parti de Bangkok le 27 mai avec à son bord des puzzles, un oiseau, un danseur, des socles, deux foules, un inventaire à la Prévert.
Vous me manquiez j’avais au bord du coeur tant de choses à vous dire et je sais que c’était réciproque.
Alors pour ne plus perdre le fil de nos vies voici quelques images de la mienne ici. Elle est faite d’autres matières que le bois et le bronze. elle reste organique et viscérale. Elle s’étale aux doigts sur le papier, se brule sur les journaux et se brode sur des canevas en fil de fer.
Aujourd’hui je ne vous donne à voir quelques encres et secrets

Je garde encore pour moi la cuisine, dont je vous ai déjà suggéré la présence, qui depuis près d’un an grâce à mes deux complices, va se décliner en un livre sur le partage et l’amour. Il n’est pas encore temps d’en parler, elle pourrait vous sembler aujourd’hui bien anodine.
J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, je la garde pour encore un tout petit peu.





