Archive for March, 2011
A bientôt
Ca y est je suis rentrée à Genève, le voyage s’est bien passé , merci. Le temps de dormir, de voir un film italien formidable, “La prima cosa bella” et ainsi d’évacuer beaucoup d’émotion contenue, j’étais arrivée.
les mères de bois et de peut être m’ont accueillie comme l’enfant prodigue. Nous avons fait silence sur celles que j’ai laissées là bas. J’ai retrouvé les femmes bien empaquetées, et je vous écris pour vous dire au revoir.

Vous avez été des compagnons de route formidables. Mais ce voyage s’achève maintenant. Nous allons, nous souvenir des moments passés ensemble et il restera plus que des belles images.
D’ici 3 mois, je recevrais l’oiseau, la 3ème foule, les femmes, et les féminité en bois

Et dès la semaine prochaine, le Totem, la 2ème foule et le danseur.

Je pourrais vraiment partager avec vous mon travail.
Et quand l’envie m’en prendra, que la nécessité se fera impérieuse, qu’il faudra en découdre pour finir le grand cosmos ou le nouvel arbre, que de nouvelles foules seront prêtes et de nouvelles femmes aussi, alors je vous re-solliciterais. Les difficultés nous les aurons oubliées, ne gardant en mémoire que les oeuvres partagées. Pour ce nouveau voyage, nous revivrons tout intensément, en se demandant pourquoi on a été se mettre dans cette galère.
Mais de se savoir ensemble nous aidera à passer le cap.
C’était un petit morceau de vie.
Merci de m’avoir suivie
Jour 10 – Qu’est-ce que la fin ?
Je vous le disais hier aujourd’hui est un jour important, vous vous êtes réveillés et vous n’aviez pas pas bien dormi, vos rêves étaient agités, vous étiez inquiets mais confiants, fébrile mais certains. Ce matin était un autre matin avec un petit quelque chose de spécial. Cette journée vous est dédiée vous qui m’avez suivi dans ce périple, soutenu, écrit, rendu l’amour que j’ai pour vous. Merci d’avoir été mes compagnons.
Non, je ne vous quitte pas encore, je le ferais tranquillement demain en rentrant à Genève, pour vous dire que je suis bien arrivée. Allons!profitons des heures qui nous restent.
la journée a été terriblement studieuse, la preuve cette photo prise par Lukate.

Le socle des foules qui est comme le refrain de mes différents séjours. J’ai décidé de remettre la décision à plus tard. Ali sera en France tout le mois de mars, j’en profite pour me laisser du temps. Il y a ce que j’ai déjà fait pour la foule 1 et la foule 2, je vous les remontre :

Et les possibilités pour la foule 3

Voilà pourquoi je vous parlais de fin, qu’est ce que terminer. Est ce achever une oeuvre, comment décider quand elle est aboutie ? Ne remet-on pas tout en jeu avec son support ? L’habille-t-il ou la supplante-t-il, qu’est-elle sans lui ?
D’ailleurs, courant après mes mains comme une folle, pour que les femmes soient prêtes à se parer de bronze. Travaillant sur la jambe de l’une, le bras de l’autre, revenant sur une tête, me souvenant que je ne voulais plus de cheveux, ni de visage trop marqué, finissant celle là, jetant une autre dans l’eau pour qu’elle refroidisse, reprenant celle qui semblait finie, je me battais avec moi même. J’essayais de résumer le temps à de la volonté. Je tentais de lâcher prise, de laisser faire le hasard que ce n’était pas moi qui décidait de ce qui était achevé ou non.
J’espérait que le bronze en coulant viendrait effacer les défauts de celles qui ne me contentaient pas.
Dans un sursaut de lucidité, j’ai avoué ma faiblesse et ai remballé, 3 des 11 femmes, oui elles sont déjà 11, pour ramener à Genève,la femme qui avance, la femme qui danse et celle qui pense.

Les autres restent.

Restent aussi le nouvel arbre et le grand cosmos, attendant que le sort décide si ils se pérennisent ou pas. Le sort ce n’est pas un nom que je me donne, s’il est vrai que je déciderais si je les fais couler en bronze, c’est ce qui les attend si d’aventure leurs branches rencontrent le feu de bronze. Ce séjour m’a appris la notion d’aléa.

J’ai oublié de vous dire qu’hier,en rentrant à l’hôtel, un éléphant avait croisé notre route et comme les lézards ici c’était signe de chance, comme la journée était terminée que la chance ce serait pour aujourd’hui.
Moi ce que j’appelais chance, c’est de ne pas repartir complètement sans les mères. Il fallait d’abord faire l’oiseau et ca a été vite, toutes les pièces se sont emboitées comme dans un puzzle, la discussion sur le système D’accroche a fatalement donné lieu à des tas de questions, suspension ou pied ? Si suspension pourrait-on y mettre une possibilité de pied ? enfin je ne vais pas vous refaire mon couplet sur la complétude.

Mais regardez donc ce qu’il a sous son aile cet oiseau, ne serait ce pas de la chance ?

Un nid fait de Hêtre et de Cornus, brindilles réchappées venant poser la touche finale.
Nous avions fêté dignement la petite Star qui je viens de l’apprendre se dit Ploy en thaïlandais. Pour cela choisi le plus beau des gâteaux, ce qui n’est pas aisé il y en a tant de beaux.


Et je crois qu’elle était contente

Et moi aussi, soulagée, serine et triste aussi de vous quitter bientôt. De tous les laisser Ali, Lukate, Nanou mais aussi Soy, Ti, Bin et la jolie Ploy.
Jour 9- L’orage est passé, le soleil est de retour
Je vous le dis tout de suite, j’ai passé une excellente journée.
j’ai écrit cet email hier, enfin en partie. D’abord parce que je m’en suis voulue de vous faire des secrets et ensuite parce que j’étais pas sûre d’avoir plus de courage aujourd’hui, alors qu’il ne reste que quelques heures de travail et que de mon point de vue rien n’est fini.
Je sais que quand je partirais demain soir, et nous devons plier bagage tôt pour aller dîner à Chinatown avant de prendre l’avion, ce que je laisserais sera de toutes façons inachevé. Mais je préfère que ce soit le moins incomplet possible. (Il m’arrive de regretter d’avoir été trop loin, mais c’est une autre histoire.)
Donc je vous parlais hier de réponses, de questions, presque de philosophie, jugez plutôt.
Voila ce qu’il restait des mères après leur passage dans les creusets de bronze.
En fait vaguement la possibilité de faire 1 mère ou 2 rachitiques.

Un rendez-vous manqué.
Quoique, une idée a germée à voir toutes ces jolies petites branches , faire un nid des toutes petites branches et le lover dans l’oiseau. Un nid comme celui trouvé dans une des branches ramassées.

En novembre j’avais créée une allégorie qui se synthétise aujourd’hui (enfin, aujourd’hui nous avons manqué de temps, mais si cela doit être cela se synthétisera demain.)
Les femmes ont aussi des mères et en sont parfois, David a ressenti ma mère à travers la femme qui prend dans ses bras. Les femmes sont multiples elles sont beaucoup de choses et même des choses qui s’opposent. Les femmes que j’ai créées ici sont une femme, l’ensemble est un puzzle de 10 pièces dont la somme est une femme, ou plusieurs puzzles de tailles différente dont la somme est toujours une femme. Est-ce vous ?

Voila il est temps de vous présenter la 3ème foule. Comme les mères elle me proposent une énigme, nous étions 48 à rentrer dans le chaudron, nous annonçons ressortir 45, mais finalement nous sommes 46 ou 47. Pourquoi ?

Parce que le bronze n’est pas une science exacte, que le hasard vient ajouter sa touche de magie, ajoutant ou enlevant, remettant l’artiste a sa toute petite place humaine.
Et comme pour chaque naissance de foule on rediscute à l’infini des socles, une nouveauté nous occupe une partie de l’après midi


Rien n’est fini, sauf peut être le Grand Cosmos sur lequel j’ai encore passé deux heures ce matin, les puzzles de femmes sont totalement inachevés, l’oiseau doit trouver un socle si je décide de ne pas l’accrocher au plafond, les foules aussi, mais elles c’est sûres qu’elles ne seront pas accrochées au plafond. Bref je ne vous fais pas un dessin. Mais cette journée était formidable, d’abord parce que en me réveillant outre vos emails il y avait celui de ma poulette qui me donnais de ses nouvelles en photos, d’autre part parce que Lukate est rentrée et enfin parce que avec Ali on a bien rigolé et c’est comme ça qu’on travaille le mieux.


Vous vous en doutez, demain est un jour très spécial, La petite Star fêtera son premier anniversaire, et JR sonTED-price
Alors à demain