Archive for the ‘Foules’ Category
Dégustation de confitures et de bronzes le 9 octobre 2011
L’année a été productive, l’été nous en a livré les fruits, Ceux du palais et ceux de l’esprit. Des premiers, j’ai fait des confitures, les seconds, les sculptures en bronze, se sont posées dans le jardin et la maison. Je voulais que nous goûtions les unes et partagions les autres, ensemble.



Aussi, êtes-vous cordialement attendus, Dimanche 9 octobre 2011 de 14 à 18 heures pour une dégustation des papilles et des yeux, 7 avenue Gide 1224 Chêne Bougeries, Suisse.
Confirmez-moi vite votre présence sur cet email nathalie@rodach.fr.
J’ai hâte de vous voir,
Les Confitures
Cassis,
Fraises,
Figues,
Framboises,
Groseilles,
Les Bronzes
Le Danseur,
Foule 3,
L’oiseau,
Les Puzzles,
Le Totem,
la foule 2 a trouvé son foyer, dans de la poésie.
C’est un lieu magique qui allie le sens, les sens et l’essence du beau. Réunies du 4 au 10 juillet une trentaine d’oeuvres se donnaient à voir dans le Calvados, au jardin du Hauvel, pour servir la cause de jardins nourrissants pour le Niger.
C’est là que la deuxième foule s’arrête, se pose et s’épanouie. Dans les marguerites. Pour ceux qui sont passés à coté, les revoilà .

Ce n’est pas de nous que je veux parler ici. Je ne veux plus parler d’ailleurs. Seulement avec vous, qui n’avez pas pu être parmi les visiteurs du jardin du Hauvel, me promener avec vous à travers cette poésie.
Poésie,
En force et en tendresse elle se décline en un cercle d’ardoise velouté de Loredana Rancatore


Se niche et se love dans l’oeuvre de Michele Iodice


Le Hauvel est un jardin plein de surprises, L’arbre chaise d’Alexandre Mussard,lance ses fers à béton vers le ciel. Ceux d’Eva Jospin en forêts de carton cachent des lutins imaginaires

N’est ce pas d’elfes et d’esprits dont il est question chez Gérard Garouste ou Eric Michel ?

David Marin, rend à la nature ce qui lui a été soustrait, en constructions fragiles et fières qu’il appelle pudiquement second life.

C’est une seconde Peau qu’Aurelie Mathigot crochète à ses bois, elle les cire et les abandonne au soleil.

Ceux qui coupent le bois nous trompent, Stephane Vigny installe des buches en béton, Pierre-Marie Lejeune invente ce que l’oeil reconstitue et Michael Phellan adosse ses bambous éternels au manoir

L’homme ayant peur qu’on l’oublie, s’invite facétieusement dans ces rencontres artistiques, camouflé par Marie Denis, il se découvre elliptique par Axel Cassel, il se réinvente en bois pour Daniel Clarke. Lili Fantozzi, elle, joue dans les arbres.


Mais sa vraie nature se révèle toujours entre les lignes des arbres nous dit Quentin Garel

Et quand le tours du jardin est terminé, que le soir tombe sur le hauvel, la night blue se reflète sur l’oeuvre de Paul Raguenes.

et nous dit de revenir l’an prochain
Merci de m’avoir accompagnée.
Que faites vous du 4 au 10 juillet prochain ?
Certains d’entre vous m’ont crus en Thaïlande pour ainsi vous renvoyer mes petits mots, alors que je suis ici à Genève et que c’est de notre occident que je veux vous parler d’aventure.
C’en est une qui est La nouvelle: la foule 2 va s’exposer aux rencontres artistiques du Jardin du Hauvel dans le Calvados, à coté de Deauville, du 4 au 10 juillet 2011.
Le thème de l’exposition est “le bois à l’oeuvre”, et contre toute attente ce ne sont pas les arbres généalogiques qui ont été sélectionnées mais la foule, preuve qu’elle porte en elle ceux qui l’a précédée.
De magnifiques artistes vont montrer leur travail, David Nash y est l’invité d’honneur, il y aura 21 autres artistes exposés dont Gérard Garouste, Loredana Rancatore, Kohei Matsushita et moi.


Tout cela grâce a Eric qui a proposé mon travail et à qui je fais des gros bisous.
Pour l’occasion la foule s’est équipée de nouveaux socles, pour pouvoir se montrer dans sa nature, libérée.
Je vous enverrai des photos dès que l’installation sera en place.
Si vous souhaitez aller aux rencontres artistiques Jardin du Hauvel, il faut contacter Ludovic Dumielle de l’agence Tilt +33 (0)1 71 32 27 31 / +33 (0)6 73 04 56 59 assistant@agence-tilt.fr.

Voilà c’était ma nouvelle
Les femmes étaient en souffrance mais Lukate était à l’hôpital
Peu de mots depuis mars, beaucoup de silence intérieur et des tempêtes aussi.
Je travaillais à mes féminité mettant sur le papier des secrets qui ne m’étaient pas accessibles, attendant que mes femmes me rejoignent. Mais elles étaient en souffrance, comme Lukate à l’hôpital depuis avril hors d’elle et du monde, comme Ali perdu, seul en pays plus étrange maintenant qu’elle n’est plus là pour lui servir de langue.
Tout s’est mis au ralenti comme dans du coton, un rêve dont on ne sait si il est bon ou mauvais, la suspension du temps.
Des pas tout petits, pour décider d’un socle, pour envoyer un dossier, rencontrer une personne par ci et par la.
Le bateau est finalement parti de Bangkok le 27 mai avec à son bord des puzzles, un oiseau, un danseur, des socles, deux foules, un inventaire à la Prévert.
Vous me manquiez j’avais au bord du coeur tant de choses à vous dire et je sais que c’était réciproque.
Alors pour ne plus perdre le fil de nos vies voici quelques images de la mienne ici. Elle est faite d’autres matières que le bois et le bronze. elle reste organique et viscérale. Elle s’étale aux doigts sur le papier, se brule sur les journaux et se brode sur des canevas en fil de fer.
Aujourd’hui je ne vous donne à voir quelques encres et secrets

Je garde encore pour moi la cuisine, dont je vous ai déjà suggéré la présence, qui depuis près d’un an grâce à mes deux complices, va se décliner en un livre sur le partage et l’amour. Il n’est pas encore temps d’en parler, elle pourrait vous sembler aujourd’hui bien anodine.
J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, je la garde pour encore un tout petit peu.
A bientôt
Ca y est je suis rentrée à Genève, le voyage s’est bien passé , merci. Le temps de dormir, de voir un film italien formidable, “La prima cosa bella” et ainsi d’évacuer beaucoup d’émotion contenue, j’étais arrivée.
les mères de bois et de peut être m’ont accueillie comme l’enfant prodigue. Nous avons fait silence sur celles que j’ai laissées là bas. J’ai retrouvé les femmes bien empaquetées, et je vous écris pour vous dire au revoir.

Vous avez été des compagnons de route formidables. Mais ce voyage s’achève maintenant. Nous allons, nous souvenir des moments passés ensemble et il restera plus que des belles images.
D’ici 3 mois, je recevrais l’oiseau, la 3ème foule, les femmes, et les féminité en bois

Et dès la semaine prochaine, le Totem, la 2ème foule et le danseur.

Je pourrais vraiment partager avec vous mon travail.
Et quand l’envie m’en prendra, que la nécessité se fera impérieuse, qu’il faudra en découdre pour finir le grand cosmos ou le nouvel arbre, que de nouvelles foules seront prêtes et de nouvelles femmes aussi, alors je vous re-solliciterais. Les difficultés nous les aurons oubliées, ne gardant en mémoire que les oeuvres partagées. Pour ce nouveau voyage, nous revivrons tout intensément, en se demandant pourquoi on a été se mettre dans cette galère.
Mais de se savoir ensemble nous aidera à passer le cap.
C’était un petit morceau de vie.
Merci de m’avoir suivie
Jour 9- L’orage est passé, le soleil est de retour
Je vous le dis tout de suite, j’ai passé une excellente journée.
j’ai écrit cet email hier, enfin en partie. D’abord parce que je m’en suis voulue de vous faire des secrets et ensuite parce que j’étais pas sûre d’avoir plus de courage aujourd’hui, alors qu’il ne reste que quelques heures de travail et que de mon point de vue rien n’est fini.
Je sais que quand je partirais demain soir, et nous devons plier bagage tôt pour aller dîner à Chinatown avant de prendre l’avion, ce que je laisserais sera de toutes façons inachevé. Mais je préfère que ce soit le moins incomplet possible. (Il m’arrive de regretter d’avoir été trop loin, mais c’est une autre histoire.)
Donc je vous parlais hier de réponses, de questions, presque de philosophie, jugez plutôt.
Voila ce qu’il restait des mères après leur passage dans les creusets de bronze.
En fait vaguement la possibilité de faire 1 mère ou 2 rachitiques.

Un rendez-vous manqué.
Quoique, une idée a germée à voir toutes ces jolies petites branches , faire un nid des toutes petites branches et le lover dans l’oiseau. Un nid comme celui trouvé dans une des branches ramassées.

En novembre j’avais créée une allégorie qui se synthétise aujourd’hui (enfin, aujourd’hui nous avons manqué de temps, mais si cela doit être cela se synthétisera demain.)
Les femmes ont aussi des mères et en sont parfois, David a ressenti ma mère à travers la femme qui prend dans ses bras. Les femmes sont multiples elles sont beaucoup de choses et même des choses qui s’opposent. Les femmes que j’ai créées ici sont une femme, l’ensemble est un puzzle de 10 pièces dont la somme est une femme, ou plusieurs puzzles de tailles différente dont la somme est toujours une femme. Est-ce vous ?

Voila il est temps de vous présenter la 3ème foule. Comme les mères elle me proposent une énigme, nous étions 48 à rentrer dans le chaudron, nous annonçons ressortir 45, mais finalement nous sommes 46 ou 47. Pourquoi ?

Parce que le bronze n’est pas une science exacte, que le hasard vient ajouter sa touche de magie, ajoutant ou enlevant, remettant l’artiste a sa toute petite place humaine.
Et comme pour chaque naissance de foule on rediscute à l’infini des socles, une nouveauté nous occupe une partie de l’après midi


Rien n’est fini, sauf peut être le Grand Cosmos sur lequel j’ai encore passé deux heures ce matin, les puzzles de femmes sont totalement inachevés, l’oiseau doit trouver un socle si je décide de ne pas l’accrocher au plafond, les foules aussi, mais elles c’est sûres qu’elles ne seront pas accrochées au plafond. Bref je ne vous fais pas un dessin. Mais cette journée était formidable, d’abord parce que en me réveillant outre vos emails il y avait celui de ma poulette qui me donnais de ses nouvelles en photos, d’autre part parce que Lukate est rentrée et enfin parce que avec Ali on a bien rigolé et c’est comme ça qu’on travaille le mieux.


Vous vous en doutez, demain est un jour très spécial, La petite Star fêtera son premier anniversaire, et JR sonTED-price
Alors à demain
Et c’est parti
Le quatrième envol c’est ce soir.
Je vous fais grâce des valises, des petits cadeaux pour Star, Lukate, Ali et tous les autres, les pinces, les outils, le tablier, les branches pour la patine, les prières en hébreux au cas où, les cartes d’embarquements, les pulls pour l’avionles lunettes de soleil pour l’arrivée.
Mais ce que je partage avec vous c’est la première foule qui s’est installée chez elle hier.

Allez savoir pourquoi il m’a fallu à deux jours de mon départ jeter des branches les unes contres les autres. Créer des mères en bois qui ne voyageront pas, et me font promettre de rentrer.

Certains d’entre vous me l’ont demandé aussi.
Je vous aime
Nathalie
Je sais, je suis ingrate
Je vous cherche, je vous aime, je vous tiens en haleine pendant des jours, je me nourris de votre attention et puis rentrée, je vous oublie. C’est ce que vous croyiez et je ne vous en veux pas. Dans mes replis vous êtes pourtant présents. Sans cesse, je pense à vous, je me ressource. J’ai peine à croire que mes aventures ont existé qu’elles ont données naissance à quelque chose qui nous a unis.
Ali m’envoie des photos.




Le transporteur envoie le tout à Gênes sans se gêner, et moi à Genève je me lance à corps perdu dans d’autres projets du ventre et de l’âme dont je vous parlerai un jour. J’ai donné naissance à ma 3ème foule.

Emballé le tout, l’ai expédié à Bangkok, fissa fissa.

Parce que voyez-vous , vous allez de nouveau avoir des nouvelles de moi.
Je repars en Thaïlande la semaine prochaine.
Je vais encore me nourrir de vous, vous serez mon miroir pour un séjour que je veux paisible sans attente, seule avec les mères et l’oiseau, le vide et vous juste derrière.
Le temps vole
Déjà.

Je regarde le temps qui fuit, s’inscrit dans les feuilles et s’envole avec elles.
Aucune nostalgie dans mes paroles, un regard paisible seulement sur ce qui s’écoule et me nourrit.
Très concentrée je ne vous avais pas donné signe de vie, alors qu’il n’est question que de cela.
Depuis septembre, la femme sauvage, et les foules ont trouvées leurs maisons, qui dans un jardin, qui dans un salon, me laissant le vide nécessaire pour la création. Elle s’est nourrit de féminités, de foules, de lignes de vie et de cuisine, mais sur ce dernier chapitre je reviendrais un autre jour.
Pour un petit goût de ce qui m’a occupée voici quelques photos des broderie de féminités



Elles déroulent leur histoire, unique. de la conception à la mort, un début et une fin qui se mélangent et se suivent, se succèdent. Des vies où elles grandissent, murissent, enfantent se perdent et se retrouvent se construisent et s’apprêtent. Selon leur époque leur pays leurs compatriotes, la langue et la culture font d’elles ce qu’elles sont. Elles s’y confrontent et parfois s’en affranchissent.
Leurs histoires me sont chuchotées, je ne les comprends pas toutes, je ne comprends pas tout, mais tente de redire fidèlement ce qu’elles me confient.





